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(fr) Le mal au dos du roi... (Belgique)

From roger.noel@skynet.be
Date Thu, 3 Feb 2000 19:09:06 -0500


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      A - I N F O S  N E W S  S E R V I C E
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LE MATIN 3 février 2000 (page 5)
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Trois publications font dans le tir convergent
 
Neufchâteau bloqué par le palais royal ?
 
Dans le mode attaque frontale, toute bride abattue,
c'est du jamais vu.
Incontestablement.
 
Allegro: “Il est de notoriété publique - même si
personne ne le dit publiquement - qu'Albert (note d'AL
: Albert II, le roi des Belges) a toujours apprécié la
compagnie de prostituées, aussi bien à Ostende, il y a
plus de trente ans (où il fit scandale à l'hôtel
LaRenommée), que récemment à Cannes, où une call-girl
à qui il avait offert des bijoux de chez Cartier lui
vola son carnet de chèques après son retour en hâte à
Bruxelles, suite à l'évasion de Dutroux”.
 
Andante: “Il faut dire que la consommation de
prostituées est une tradition du Palais.  Léopold II,
neveu de la reine Victoria, était client d'un réseau
de prostitution anglais fournissant de très jeunes
filles.  Plus tard, il rencontra Caroline, prostituée
de seize ans, qu'il épousa sous le nom de Baronne de
Vaughan”.
 
Et vivace sur cette “soirée qui aurait eu lieu vers
1980, en présence d'Albert, où le très jeune amant
d'une certaine "Bébelle" perdit la vie, au cours de ce
qu'il croyait être unjeu érotique.  "Suicide" ou
"pendaison érotique"susurrait-on le lendemain au
Sablon”.
 
Les citations proviennent d'une tribune libre publiée
dans le numéro de février d'ALTERNATIVE LIBERTAIRE.

Tout sauf frivole, le texte est longuement argumenté
et étayé par des références qui en tracent le sérieux:
elles vont des Mémoires inédites de Jacques Pirenne au
King Leopold's Ghost d'Hochschild en passant par une
coupure du Peuple datée du 25 avril 1949. Travail
d'historien, incendiaire.

Le propos, pour résumer.  L'occultation constante et
l'inviolabilité constitutionnelle de la vie privée du
palais ne feraient pas problème si elles n'avaient pas
pour effet d'être étendues aux milieux criminels qui
l'ont côtoyée.
 
Et l'auteur de la tribune de rappeler les dossiers des
"ballets roses" non élucidés, de rappeler aussi que
“cette mouvance perverse du début des années 1980 est
précisément le milieu où trônait Nihoul”, surnommé le
“Prince de la nuit”: “ce Prince a dû croiser l'autre à
de nombreuses occasions”. L'autre ? Albert.
 
Les implications sont lourdes.  Tellement lourdes
qu'fi faut se tourner vers la France pour les voir
formulées. Neufchâteau bloqué par le palais royal ?

La peur bleue de la justice
 
C'est la conclusion de notre confrère parisien POLITIS
dans un article du 2 décembre dernier.

Prenant comme point de départ le livre de Van
Heeswyck, Bulté et De Coninck (Les dossiers X, EPO,
1999), il revient sur les “innombrables actes
délibérés de falsification de pièces et d'obstacles à
l'enquête” qui émaillent l'instruction de Neufchâteau
sur les réseaux d'enlèvements, d'abus et de
prostitution d'enfants.
 
Il y revient pour énoncer noir sur blanc ce que -
n'osant pas franchir le pas ? - ces auteurs n'écrivent
jamais clairement”, à savoir que des “blocages aussi
frénétiques” dans une enquête sont inexplicables si on
n'assigne pas une “raison majeure et unifiante à tous
ces comportements”. Cette raison, portant en germe
“une crise politique majeure”, est l'implication
indirecte du palais royal dans le dossier. Pour
comprendre l'impasse de Neufchâteau dans ce volet de
l'enquête, il faut se poser la question, toute sùnple:
“Qu'est-ce que la justice avait peur de découvrir ?”

Là, Politis n'invente rien.  Le livre en question
dissèque longuement cette page décisive de l'enquête. 
On est à la fin de 1996.  Par quatre fois, les
enquêteurs entendent longuement le témoin X3.
Particularité: enfreignant une des règles les plus
élémentaires de la procédure judiciaire, ils ne
consignent rien par écrit.  Pour tous ceux qui sont au
courant dans cette instruction, en effet, les
déclarations de X3 ouvrent un gouffre devant leurs
pieds.  Car, en accusant des membres de la maison
royale, elle amorce “une bombe atomique
constitutionnelle”.
 
Verdict d'un des enquêteurs, cité dans le livre:
“Plutôt que de courir ce risque, on a décidé à la
mi-1997 qu'ilfallait saboter les enquêtes, degré ou
deforce”. Ce qui fut fait.  Les enquêteurs qui en ont
fait les frais, n'ayant pas voulu jouer ce jeu,
viennent d'être lavés de tous les soupçons judiciaires
dont on les avait surabondamment chargés, deux années
durant.  Ce faisant, la justice rend inexplicable
l'acharnement dont ils ont fait l'objet.

Esquisse de solution dans ALTERNATIVE LIBERTAIRE et
POLITIS ?
 
E.R.
 
******************
 
Alternative Libertaire de février 2000
est disponible par correspondance
20 FF ou 100 FB
par chèque à l'ordre d'Alternative Libertaire
BP 1003 - 1050 Ixelles 1 - Bruxelles
Belgique

Le texte en question est disponible : 
Le mal au dos du Roi
http://users.skynet.be/AL/archive/2000/225-fev/roi.htm
http://www.citeweb.net/albelgik/archive/2000/225-fev/roi.htm

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