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(fr) Compte rendu non exhaustif d'une salade d'embrouilles à la Niçoise !

From "samizdat.net" <samizdat@ecn.org>
Date Tue, 19 Dec 2000 13:44:38 -0500 (EST)


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      A - I N F O S  N E W S  S E R V I C E
            http://www.ainfos.ca/
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Mercredi 6 décembre, 5 h du mat, gare Matabiau, nous
nous sommes retrouvés une petite quinzaine pour la
prise du bus "autogéré" (enfin, l'autre) en partance
pour en découdre avec le sommet et son contre......
Depuis deux mois, un groupe de quelques personnes
s'affairait à monter en coordination (via Internet)
une action train gratuit pour Nice. Deux bus étaient
donc prévus au départ de Toulouse, un à 5 h du mat,
l'autre disponible au cas où l'action tournerait au
vinaigre. Cette précaution s'est révélée judicieuse:
les hôtesses 
d'accueil, du hall central de la gare Matabiau,
arboraient des uniformes plus virils  qu'à
l'accoutumée, transportés par sept cars. Résultat, les
rescapés de l'opération T.G.P. (train gratuit plouff),
n'arriveront à Nice qu'à 2 h du matin.

Première vision de la ville dans le bus arrivé à
14h30: des cohortes de bus en tout genre (d'un plus
haut standing que le nôtre) quelques centaines,
étiquetés CGT, UGT(espagnole), CFDT... le temps de
trouver à se garer, nous avons croisé des milliers
d'humains-sandwiches, aux couleurs de leurs syndicats,
pour la C.G.T. des dossards tout plastique blanc (en
XXXL la taille unique). Une moyenne d'un drapeau
toutes les 4 personnes. Les Basques, c'est un par
personne, le drapeau. Pour dire, beaucoup
d'étiquetage.

La gôche plurielle avait battu le rappel de ses
troupes, un aller-retour dans la journée, en avion si
nécessaire ! On a parlé de 50 000 à 80 000 personnes;
Apparemment les syndicats devant, puis les
parlementaires: verts/LCR, attak, les minorités
locales; les assistantes sociales alternatives: DAL,
AC, etc. , pour se conclure par les tout noirs.

Le "contre sommet" ceux qui étaient sensés accueillir,
 avait négocié avec la Mairie un gymnase surplombé par
deux séries de gradins, qui leur servait de salle de
forums, débats, sur la mondialisation-tion, enfin
contre... quelques tables pleines de pub: les turcs,
la ligue, attack..., une tribune et un micro.

Les organisateurs, indétectables; les informations sur
la manif du lendemain, introuvables, plus de rumeurs
que de beurre en broche... Un squat, ancestral, "les
diables bleus" servait d'infrastructure à Indymédia,
le contre média fait par des journalistes confirmés et
improvisés, qui récoltent l'information que l'on (est
un con) leur amène pour diffusion sur Internet. Ils
appellent à s'improviser cameraman, photographe,
rapporteur...

Un réseau "libertaro-ramassis hétérogène d'anti" ceux
qui veulent en découdre: éparpillés, affairés à
trouver leurs potes, des nouvelles des camarades
bloqués dans les trains gratuits, à effectuer des
repérages... etc.

Donc, aucune possibilité d'un semblant d'échange
formel sur le thème de l'occupation de la ville et le
blocage pratique du sommet.

Côté infrastructure logistique pour l'accueil et
l'hébergement des gens:

Un squat ouvert depuis deux jours s'est fait vider
manu-militari par les flics  le mercredi après-midi.

Les Zorganisateurs s'étaient faits prêter le parking
souterrain d'un petit supermarché, ils l'avaient
équipé de trois chiottes en emballage plastique et de
quelques cartons... où une cinquantaine de français se
méfiant d'un mouvement aussi écu-mais-nique , a tenté
d'y improviser une réunion. Cela a très vite tourné en
eau de boudin par manque d'infos. Nous savions que
1500 italiens étaient bloqués à la frontière depuis le
matin. Pas mal de CRS et de gardes mobiles étaient
mobilisés sur l'opération.

Le mercredi en fin d'après midi, au moment du départ
des bus syndicaux, à la fin de la grosse manif, une
rumeur circulait d'action sur la gare, en soutien aux
Italiens. Quelques milliers de personnes constitués en
 partie par une queue de manif, ont investi la gare,
pétés quelques portes, balancés quelques projectiles
contre des C.R.S. qui ont riposté en gazant
abondamment la place. Deux personnes au moins se sont
fait embarquer puis relâcher dans les heures qui ont
suivies.

Pour la soirée, le contre sommet avait prévu une
grand-messe avec des intervenants pointus et savants
sur différents domaines touchant à la merdialisation.
Envolées lyriques au micro, en différentes langues,
injonctions à arrêter de fumer, suivies des dernières
instructions pour le lendemain.

La stratégie militaire consistait à démarrer de deux
points de la ville: à l'ouest (gare centrale), à l'est
(place st roc) pour prendre le sommet en sandwich et
l'empêcher. Motivés. Tous ensemble. Motivés. Te
Apparemment il était aussi question d'une délégation
qui viendrait déposer dans les mains de la présidence
du sommet, les exigences, à défaut les doléances des
manifestants en matière de charte sociale. Un départ
était prévu à 7 h mais des groupes, déjà constitués,
s'étaient vus attribuer des rues à occuper. Devait
s'ensuivre un bal rock, en plein air sur une place
contiguë. Des rumeurs annonçaient que les
organisateurs avaient prévu une nuit chaude et
festive...La virité. Il est intéressant de noter le
nombre d'équipes de tournage: TV, ... médias en
toucouleurs, tougenres....

Jeudi, 7 h du matin, sous les lumières blafardes du
coaxial municipal vers l'est se rejoignent les
Anglais, chacun sa pancarte; les Basques chacun son
drapeau, le coin rouge: LCR avec SO et chaîne humaine,
Atack très chaud en gueule, un gros morceau rouge et
noir, pour finir en noir, .. Difficile à estimer
peut-être 2 à 3000 personnes, foulards, bonnets, qui
masques à gaz, une ambiance très chaude, des slogans
en toutes les langues.

De l'autre coté, à l'ouest, le cortège plus "mou"
syndical (sud), les turcs et quelques égarés du réseau
No Pasaran qui avait changé le rencart au dernier
moment...

Aucune difficulté de part et d'autre à approcher la
ceinture de C.R.S. en protection rapprochée du sommet.
Des systèmes de barrières assuraient un sas de
sécurité. Les C.R.S. étaient en assez faible nombre
derrière. Lorsque que le cortège est arrivé au niveau
des premières lignes il paraissait possible d'enfoncer
les barrières et leur gardes. La LCR en tête du
cortège s'est mise à courir loin des cordons de CRS.

Les premières lacrymaux ont été tirées vers 9h ces
salves marquaient l'abandon de l'idée de blocage. Les
groupes se sont un peu éclatés, tout en revenant à
l'assaut à différents endroits.

Dans le même temps côté Ouest, voitures et autobus de 
conférenciers passaient allègrement sous la huée de
petites centaines de porteurs de badges et de
drapeaux.

Les groupes français ne semblaient pas avoir de
stratégies  précises, d'envies ou de cibles ! ! !
Hormis les orgas qui avaient pour objectifs de tenir
leur contre-sommet, donc des forums programmés dés
12h30 suivis d'actions. Le matin les pavés,
l'après-midi la plage.

Sur le front: échauffourées, apparitions ponctuelles
de black-bandes, entrecoupées de passages d'équipes
vidéo, beaucoup de lacrymaux... pas vraiment de charge
surtout des décharges.

Une banque, une agence immobilière, des
concessionnaires automobile, (sept magasins dixit Nice
matin) ont été brûlés, cassés ou les deux, uniquement
des objectifs ciblés, anticapitalistement corrects.
Quelques barricades ont été mises en place par ceux
qui en ont une pratique régulière. Des courses
poursuites dans les rues d'un quartier assez
populaire, en parallèle des regroupements, un taureau
italien (placide) venu pour l'occasion....

Plusieurs arrestations (sept recensées) ont été faites
à ce moment. Les organisateurs: attack, lcr... se sont
repliés assez vite. Au alentour de 13h, il ne restait
presque personne au centre ville. Beaucoup de monde
s'est retrouvé au Gymnase. Après avoir subi  quelques
discours politiques, pouvoir du gardien du micro
exige, un représentant italien a pris la parole: deux
propositions, aller à Vintimille pour "libérer" la
frontière ou partir sur le commissariat lieu de
détention d'au moins un italien raflé pendant la
manif.

Un cortège de peut-être 2000 personnes est parti en
direction du commissariat situé dans une caserne à
deux rues du Gymnase. Donc petite rue, gros cortège,
plein d'uniformes en face. Tirs de grenades comme s'il
en pleuvait, un manifestant est parti en ambulance
pour suffocation. Deux hélicoptères tournaient en
permanence sur le périmètre.

Charge de flics qui en ont profiter pour se déployer
dans le quartier. Peu de jet de projectiles.
Apparition du canon à eau. Les manifestants repoussés
dans un premier temps jusque devant la salle qui a été
allègrement gazée.

Les flics ont encerclé la salle en repoussant en
parallèle ceux qui étaient à l'extérieur  vers une
grande avenue. 1500 personnes sont restées bloquées
quelques temps à l'intérieur. Par une porte restée
ouverte un flic a tiré quelques balles en caoutchouc.
Les courses poursuites s'étant éloignées du gymnase,
les contre-sommettistes reprenaient leurs forums et
débats ... "il ne fallait pas céder aux provocations
des flics".

Le quartier était alors quadrillé, le canon à eau et
les lacrymaux faisant reculer les manifestants. A deux
pas de là les fourgons grillagés étaient prêts à
recevoir les manifestants arrêtés. Des dizaines de
fourgons de police sont partis, sirènes hurlantes,
faire leur office de ramassage, accompagnées par les
flics de la BAC. Une soixantaine de personnes a été
interpellée à ce moment là. Difficile d'apprendre quoi
que ce soit sur les arrestations: pas de liste
disponible des personnes disparues ... La seule source
d'infos restant Indymedia ... Mais déception: aux
Diables Bleus, rien ne semblait perturber l'ambiance
cool et musicale de cette belle après-midi niçoise.
Jeudi 17h00, c'est la débandade. Chacun s'occupe de
retrouver ses  amis et compagnons de voyage pour
quitter qui en voiture, qui par train, qui par bus
cette ville si peu accueillante.

Pendant ce temps, côté ouest, (chacun son tour) les
fachos  manifestaient contre l'Europe et cognaient en
passant quelques anti-fachos. Les loyalistes et
régionalistes, avec en tête, Daniel Cohn- Bendix
manifestaient pour une Europe fédérale, avant de se
retrouver dans  un meeting calme et religieux, dans un
cinéma situé loin du gymnase où l'atmosphère était
plus tendue.

Bilan des poursuites:

Dans le commissariat: interrogatoires, confrontations
avec des gardes mobiles, vérifications à l'aide des
images prises par les hélicoptères .... Les personnes
interceptées dans les rafles de police, après avoir
effectué les  fiches anthropométriques, ont été
inculpées ou relâchées. Deux jeunes espagnols
d'origine basque ont écopé, en comparution immédiate
(le vendredi), de 1 mois de prison ferme et deux ans
d'interdiction de séjour, pour être en possession
d'opinels et de foulard. Pour l'un des deux, c'était
la première manif. 

Cinq français, interpellés le matin, sont inculpés
"d'obstruction à la circulation" pour avoir renseigné
une voiture de congressistes italiens égarée, les
comparutions s'échelonnent du 1er février à mi-mars.

A la frontière italienne:

Les 2000 Italiens bloqués à Vintimille après avoir
négocié durant un jour et demi, avoir dormi dans les
trains se sont faits copieusement gazer. Il y a eu
quelques affrontements. Le jeudi en fin d'après-midi,
un  groupe s'est rendu à la frontière pour protester.
A cette occasion, 20 espagnols qui avaient franchi la
frontière se sont vus refuser le retour en France.
Vendredi soir, suite à une manif, le préfet a accepté
de les laisser repartir en Espagne sous escorte
jusqu'à Marseille ! Cet épisode a marqué les esprits
sur la libre circulation en Europe. Par contre, pas
mal de manifestants à Nice s'attendaient à l'arrivée
des tutti bianchi et de leurs amis, pour impulser une
dynamique de résistance plus organisée et déterminée.
Même si leur absence était frustrante, évitons le 
"Que faire en attendant Zorro  ?" Les effets pervers
du vedettariat...

La logistique de soutien aux arrêtés ou aux interdits
de séjour: Un pool d'avocat d'attack était sensé
assurer un relais juridique. Un seul numéro de tél.
occupé trop souvent. Il fallait donner l'identité de
la personne éventuellemnt arrêtée, trouver un
témoin... Ils ne paraissaient pas disposer à
téléphoner systématiquement au commissariat ou à
assurer une pression. Cela ressemblait plus à un
service distant et pas vraiment impliqué dans la
situation. Aucun avocat n'était présent dans les
différents commissariats. Ils paraissaient plus en
recherche de témoignage pour interpeller par la suite
la cour européenne. Aucune réunion ne s'est mis en
place pour traiter des arrestations et du comment y
répondre.

Ce qui a motivé la présence des avocats:

- à la suite de Prague différents mouvements ont
demandé aux organisateurs de se munir d'avocats, mais
pas des inexpérimentés.....
- une quasi-certitude d'arrestations massives,
renforcée par l'annonce de 200 arrestations par le
préfet bien avant la manif.
- pour se donner un semblant de logistique permettant
une bonne conscience sur cette question ?

Du côté des organisateurs du sommet, la manif s'était
déroulée normalement le matin, pour le reste, que les
casseurs prennent leurs responsabilités !

Les actions durant les trois jours:

- L'opération trains gratuits a fait choux blancs dans
toute la France. Il y a eu des affrontements dans
certaines gares. Les trois-quarts des gens ont été
bloqués et ne sont pas arrivés à Nice.

- Le jeudi en fin d'après-midi, un groupe a choisi
d'empuantir à l'aide d'un produit nauséabond
différents endroits de la ville distri-banque,
supermarché... qui ont du être évacués. Cette action a
été signée "Il faut montrer aux gens de façon concrète
qu'il y a des choses qui puent dans ce monde."

- 200 manifestants d'attack, de la conf. et d'ac ont
tenté de manifester à Monaco pour dénoncer les paradis
fiscaux.

- une cinquantaine de chômeurs a occupé une assédic.

- apparitions de plusieurs groupes durant la manif du
jeudi matin, habillés et encagoulés de noir,
qu'ont-ils fait ? Qu'ont'ils dit ?  réponse en vidéo
sur le site d'indymédia, hé oui, on arrête pas le
progrès. Bientôt le black boys band site...

Résultats:

La majorité des manifestants sont retournés dans leurs
pénates le jeudi soir. Alors que le congrès n'était
pas fini dimanche soir ! Le moment important de
l'opposition au sommet s'est situé la veille, le
mercredi, toutes les organisations et groupes y ont
participé ! Tout ensemble, tous ensemble ? ? ?

La stratégie de blocage n'a pas fonctionné du tout.
Mauvaise organisation ? volonté délibérée ? Chi lo sa
!

Alors que la résistance policière était assez légère
aux bords du palais, que la détermination de beaucoup
de manifestants était évidente, il n'y a eu aucune
tentative pour rentrer dans le périmètre. Aucun moyen
d'information ou de logistique cohérente d'accueil n'a
été mise en place par les organisateurs. Par ailleurs,
aucun regroupement à tendance "libertaire" large n'a
eu lieu.

La tendance qui est de développer des actions
directes, en petits groupes affinitaires engendre
d'une part un grand cloisonnement, du fait des risques
d'infiltrations policières; et d'autre part beaucoup
de boulot pour ceux qui s'y adonnent: repérer des
objectifs dans une ville que tu ne connais pas et qui
est quadrillée à tous les coins de rues... demande pas
mal d'énergie et laisse peu d'espace à une
coordination en tout cas pour établir une stratégie un
peu collective ...

Le jeu du qui-veut-quoi nous a encore piégé : entre
ceux qui voulaient participer en tant qu'intervenants
dans le sommet, ceux qui veulent réformer ou humaniser
ce système, ceux qui veulent s'en débarrasser, ceux
qui participent aux gouvernements: la lcr par ex., 
les nationalistes et tutti quanti, on a du mal à
retrouver ses petits et une logique commune ! Sans
parler des doubles jeux politiques: on peut être
membre de la CGT, activiste d'attac et sur une liste
de la LCR pour les municipales ... Penser globalement,
agir localement... Et les organisateurs du
contre-sommet ont largement joué sur tous les
tableaux, incitant à la violence à 7 heures du matin
pour s'en désolidariser publiquement vers 17h.

Le traitement médiatique des affrontements a bien sûr
isolé les actions directes ou violentes du
contre-sommet, accentuant le clivage entre citoyens
responsables et casseurs incivils.

Difficile d'apprendre quoi que ce soit sur les
arrestations: pas de liste disponible des personnes
arrêtées ... La seule source d'infos restant Indymedia
... Mais déception: au Diables Bleus, rien ne semblait
perturber l'ambiance cool et musicale de cette belle
après midi niçoise. Au moment culminant du remplissage
du commissariat, les ordis du pool media étaient
monopolisés par les montages vidéo des zaptualités.

Tout cela laisse la sale impression d'être le dindon
de la farce, de servir de main d'oeuvre puis de
repoussoir à une bande de démocrates parlementaristes
et à bien d'autres.

Un fait est cependant assez inquiétant, le même
scénario se reproduit à chaque sommet. S'ensuit une
série d'arrestations, d'inculpations pratiquement
aucun soutien, peu d'infos. Et cela repars de plus
belle...

Les DOU' V con
Les devinez d'où on vient

PS: Dans les bus collectifs affrétés à l'occasion des
sommets les personnes qui en sont à l'initiative se
plaignent d'être pris pour des monos. Au rôle de
consommateur pour ceux qui se laissent prendre en
charge correspond celui de berger.


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