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(fr) Rassemblement à saint-étienne en soutien aux manifestant-e-s interpellé-e-s à nice et en protestation contre la répression policière

From "Elsa Chevrier" <elsa.chevrier@caramail.com>
Date Tue, 12 Dec 2000 12:41:34 -0500 (EST)


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      A - I N F O S  N E W S  S E R V I C E
            http://www.ainfos.ca/
 ________________________________________________

Le "collectif stéphanois de soutien aux
manifestant-e-s interpellé-e-s à nice" a organisé
aujourd'hui lundi 11 décembre 2000 de 13h à 15h un
rassemblement devant la préfecture de saint-étienne en
protestations contre les violences policières et la
désinformation qui ont eu lieu lors des manifs contre
le sommet européen à nice les 6, 7, 8 décembre, et
surtout pour soutenir les personnes interpellé-e-s,
demander leur libération et l'arrêt des poursuites à
leur encontre. Une trentaine de personnes étaient
présentes avec banderoles et pancartes, des tracts ont
été distribués. Une mini-délégation a été reçue par la
préfecture et a obtenu la promesse qu'on enverrait le
communiqué qui suit au ministère de l'intérieur et à
la préfecture de nice , la promesse reste à être
vérifiée! Dans l'après midi nous avons aussi par
nous-même envoyé ce communiqué au ministère de
l'intérieur et à la préfecture de nice, et toutes les
personnes pour qui s'était possible l'ont fait de leur
côté. Nous pensons aussi envoyer ce communiqué à
l'AFP. Nous avons aussi proposé aux personnes
présentes un blocage téléphonique ciblant toujours la
pref' de nice et le ministère pour demain (mardi)
entre 10 et 11 h : le but est de passer un maximum de
coups de téléphone en disant qu'on proteste contre la
répression qui a eu lieu à nice et qu'on demande la
libération immédiate et l'arrêt des poursuites pour
les manifestant-e-s arrêté-es, pourquoi ne pas
protester aussi contre l'usage de gaz dangereux?

Préfecture de nice: 
Tel: 04 93 72 20 00
Fax: 04 93 71 89 20
Ministère de l'intérieur:
Tel: 01 40 07 60 60
Fax : 01 43 59 89 50

Ce serait cool qu'on soit pas tous/tes seul-e-s à les
bombarder de coups de fils demain matin, faites-vous
plaisir! Vous pourriez nous tenir au courant si y a
d'autres actions de soutien organisées parce que là on
n'est pas trop au courant... et puis si vous aviez
d'autres contacts pour envoyer les protestations...
dernière chose je vais essayer de choper des adresses
e-mail pour envoyer des protestations par e-mail.
Voilà Il faut absolument leur montrer qu'on laissera
pas des gens derrière les barreaux pour avoir voulu
exprimer leur colère, qu'on les laissera pas nous
accuser de tout et n'importe quoi, qu'on les laissera
pas nous faire peur et nous empêcher à continuer de
contester.

y a un site intéressant pour le soutien aux
manifestant-e-s interpellé-e-s à nice :
ww.multimania.com/adnam

voilà, à +
elsa

ci-joint -le texte du communiqué pour les médias,
préfecture, ministère, etc.

- le tract qu'on a distribué dans la rue (celui
qu'ils/elles ont distribué à dijon, qu'on a repris et
modifié)

le communiqué : 
******************************************************

A NICE NOTRE LIBERTE D'EXPRESSION A ETE BAFOUEE, DES
MANIFESTANT-E-S ARRETEES, CERTAIN-E-S CONDAMNE-E-S
POUR LE SIMPLE FAIT D'AVOIR EXPRIME LEUR CONTESTATION.
NOUS DEMANDONS LEUR LIBERATION IMMEDIATE ET L'ARRET
DES POURSUITES.

Tout comme à seattle, washington ou prague, les
manifestations anti-capitalistes non-institutionnelles
de nice lors du sommet européen se sont vues
violemment réprimées et criminalisées par un
dispositif sécuritaire très impressionant, et ce bien
avant le commencement des manifestations. 

Ce dispositif sécuritaire s'est déployé dans toute la
france et aux frontières. Un grand nombre de personnes
ont demandé des trains gratuits car elles n'avaient
pas les moyens de payer des billets entre 500 et 800
francs mais ne voulaient pas que cela les empêche de
protester contre une europe qui est en train de se
construire sur des valeurs financières et non pas des
valeurs humaines et sociales. Mais l'accès aux gares
leur a été barré par la police, plusieurs fois de
manière très violente, certaines personnes finissant à
l'hôpital (notamment à dijon et bordeaux) ou en
garde-à-vue comme à bordeaux où deux personnes sont
accusées d'avoir porté des battes de base-ball alors
que les 200 autres présentes le démentent, ou encore
comme à lyon où quatre personnes ont été arrêtées,
dont deux mineurs forcés à signer des déclarations
manipulées et qui passeront bientôt en
correctionnelle. La fermeture des frontières (qui
paraît-il sont grandes ouvertes à l'intérieur de
l'union européenne!) n'est que la preuve spectaculaire
de ce qu'est l'europe sécuritaire et de sa violation
de la liberté de circuler: plus de mille italien-ne-s
ont été bloqué-e-s à la frontière et ne sont jamais
arrivé-e-s à nice, alors qu'ils et elles avaient des
papiers d'identité et titres de transport en règle.

En France, "pays des droits de l'homme", comme
ailleurs, la dérive sécuritaire et la criminalisation
systématique des mouvements contestataires se
renforce, s'aggrave et viole le droit fondamental de
la liberté d'expression. En effet, les manifestant-e-s
ayant pu arriver jusqu'à nice ont subi la violence
policière dès lors qu'ils / elles ont tenté de bloquer
le sommet, manière de protester qui leur paraissait
plus efficace qu'un défilé que les congressistes
n'avaient même pas écouté. L'utilisation intempestive
de gaz lacrymogènes et canons à eau sur la foule, les
coups et blessures sur les manifestant-e-s (en
particulier ceux et celles qui prenaient des photos),
les nombreuses arrestations et condamnations
arbitraires (par exemple deux personnes condamnées à
un mois de prison ferme parce qu'elles avaient un
canif dans la poche, mais surtout parce qu'en tant que
basques, elles étaient de parfaits boucs émissaires
décrits comme de dangereux terroristes!) , ainsi que
le message unitaire diffusé par les médias
décrédibilisant totalement nos revendications et nos
manières de les faire passer, sont dignes de
gouvernements fascistes.

Les autorités, largement aidées par les médias, ont
voulu nous réduire à l'image de quelques terroristes
excités basques et corses et ont ainsi justifié les
violences policières. De n'importe où que nous venions
nous sommes des individus ayant des messages
différents à faire passer et que manifestement les
institutions refusent d'entendre.

Nous ne voulons pas d'une europe qui bafoue nos
libertés et qui rétablit les frontières quand ses
citoyens ont décidé de manifester, nous condamnons la
dérive sécuritaire de ce pays soi-disant "pays des
droits de l'homme", nous condamnons l'étouffement, par
la violence policière et les mensonges médiatiques, de
l'expression de notre protestation et demandons la
libération immédiate de toutes et tous les
prisonniers/ières politiques arrêté-e-s à nice ainsi
que l'annulation de leurs poursuites judiciaires.

Collectif de soutien aux manifestant-e-s
interpellé-e-s à nice
******************************************************

le tract:

A NICE COMME AILLEURS, LE CAPITALISME SE MAINTIENT A
COUP DE MATRAQUES !

Depuis le début de la mobilisation pour aller au
contre-sommet à Nice les militant-e-s qui avait décidé
de revendiquer des trains gratuits ont dû faire face à
une répression très vive. Ces gens avaient fait des
demandes pour obtenir des trains gratuits car, en tant
que précaires, étudiant-e-s, RMIstes, chômeurs/euses,
etc., ils n'ont pas les moyens de payer des billets
entre 500 et 800 francs, ni même à demi tarif, comme
proposé par la SNCF (ce qui leur est d'ailleurs déjà
proposé mais inaccessible en temps ordinaire). A Paris
les manifestant-e-s se sont retrouvé-e-s bloquées dans
la gare près de 24 heures après avoir été largement
molesté-e-s. Au Havre, à Nantes, a Dijon les
divers-e-s manifestant-e-s ont ainsi pu d'entrée avoir
un avant goût de ce qui allait se passer à Nice. A
Dijon, sous une pluie de coups de matraques
certain-e-s des manifestant-e-s ont pu quand même
rejoindre les collectifs de Metz et Nancy dans le
train gratuit (après avoir négocié un billet de groupe
à tarif réduit) alors que d'autres finissaient la nuit
à l'Hopital ou au poste de Police. A noter que les
opérations " trains gratuits " ont été réprimées sous
l'assistance silencieuse et parfois même, comme à
Marseille, avec la participation active de
syndicalistes de la C.G.T et C.F.D.T. A Bordeaux la
police a tenté à plusieurs reprises de disperser le
rassemblement des manifestant-e-s à la gare par la
force, elle a arrêté des personnes et les a accusé
d'être en possession de battes de base-ball et manches
de pioche, ce que 200 personnes présentes démentent! A
lyon il y a eu quatre arrestations, dont deux mineurs
dont la police a manipulé les déclarations et qui vont
passer en procès. A lyon toujours mais pour le départ
suivant, la police a refusé à une vingtaine de
manifestant-e-s de monter dans le train alors que le
contrôleur lui même avait accepté qu'ils et elles
montent! On peut préciser au passage que la SNCF a
insisté un bon nombre de fois sur le fait qu'il était
impossible d'accorder des tarifs de groupe très bas
("impossible de payer moins de 50francs pour marseille
nice") pour aller à nice, pourtant pour les retours,
elle en a accordé à tours de bras (nice-paris :
50francs!) : on voulait bel et bien nous empêcher
d'aller à nice mais par contre on nous a bien aidé à
en repartir!

Pour le sommet européen de l'ordre sécuritaire, des
Italiens/iennes avaient décidés de se mobiliser pour
aller manifester, ils/elles se sont retrouvé-es
bloqué-es à la frontières et ont pu voir la
collaboration des polices italiennes et françaises en
action. Les manifestant-es se sont retrouvé-es bloqués
à la gare de Vintimille, encerclées par les forces de
l'ordre. Lors d'un cortège pour aller manifester
devant le Consulat français de Vintimille, les
manifestant-es ont été immédiatement chargé-es par la
police. Pendant ces affrontements deux personnes ont
été blessées et une a été transportée d'urgence à
l'hôpital. Après 2 jours et demi de bloquages, les
italien-nes ont du finir par rebrousser chemin.
Précisons que ces italien-ne-s avaient des papiers
d'identité et titres de transport en règle. La france
a tout simplement fermé ses frontières à l'occasion
d'un sommet européen pour ne pas être dérangée par les
protestations!

Pour la journée d'ouverture des négociations,
plusieurs cortèges ont manifesté dans le centre de
Nice. A l'Est un bloc basque, un bloc mixte Attac et
LCR, un bloc libertaire (No Pasaran, CGT espagnole,
Alternative libertaire...) et de nombreux-ses
individu-e-s non affilié-e-s à des organisations :
pratiquement 4000 personnes réparties en plusieurs
cortèges. A l'ouest, des militants d'Attac, de Sud et
des marches européennes des chômeurs/euses et
précaires : en gros un bon millier de personnes.

Un nombre important de policiers (gendarmes mobiles,
CRS, civils) a été déployé pour protéger le périmètre
de sécurité autour du centre Acropolis. Pendant la
manifestation qui convergeait à l'endroit ou se tient
le sommet, les forces de l'ordre ont a plusieurs
reprises gazé copieusement les manifestant-es qui
s'approchaient trop près des barrages de police. Il
faut savoir que ces gaz sont très dangereux pour les
voies respiratoires, et que la déflagration d'un
certain type de grenades lancées par les CRS peut
faire évanouir quelqu'un, que des éclats peuvent être
blessants : ce type d'arme n'est pas inoffensif et a
blessé plusieurs personnes! Près du lieu de congrès,
une quarantaine de policiers de la BAC (Brigade
Anti-Criminalité) armés de " flashballs " (pistolets à
balle en caoutchouc) ont fait la chasse aux
manifestant-es isolé-es. Toute cette violence
policière pour que les politiciens/iennes et
hommes/femmes d'affaire n'entendent pas le bruit de
nos protestations, bien protégées dans leur centre des
congrès!

Selon le comité juridique, 63 personnes auraient été
arrêtées. 5 militants ont été arrêtés pour avoir tenté
de bloquer la voiture d'un délégué italien, mais
surtout parce que les policiers ont trouvé des
autocollants anarchistes dans leur sac, ce qui les
fait passer non pas pour des militants mais pour des
"voyous", ils passeront en procès pour "trouble de la
voie publique". 2 personnes qui prenaient des photos
des agissements policiers se sont fait tabassées et
inculpées. 2 basques sont passées dès vendredi en
comparution immédiate et inculpés d' " attroupement en
possession d'une arme " (l'arme en question était un
canif, objet que d'innombrables personnes ont
habituellement sur eux dans la rue). L'utilisation de
ce type de charge préfigure une volonté de pouvoir
criminaliser n'importe quel manifestant se trouvant
dans un cortège en invoquant des prétextes bidons
("ils sont basques donc forcément terroristes", "ils
portent un canif donc sont armés"). Ils viennent
d'être condamnés à un mois de prison ferme et deux ans
d'interdiction du territoire. L'Etat français se venge
et utilise sa tactique habituelle de criminaliser
lourdement quelques individus pour l'exemple en
espérant effrayer les autres. Il accepte de voir (mais
pas d'écouter!) les organisations syndicales,
politiques et associatives manifester mais refuse
d'admettre qu'il y a aussi de nombreux-euses
manifestant-e-s autonomes et parfois plus radicaux,
qu'il assimile à "quelques casseurs infiltrés parmi
les manifestants" ou à "quelques terroristes basques
ou corses", comme les médias l'ont si bien dit et
répété, utilisant le mensonge, comme d'habitude! Outre
la répression policière, une manifestation organisée
par le FN a donné lieu à des affrontements avec les
manifestant-e-s antifascistes. Lors des affrontements,
le DPS (service d'ordre du FN) s'en est donné à coeur
joie, sans être toujours inquiété, et a chargé les
manifestant-e-s du coté desquels on déplore plusieurs
blessés.

Les revendications des manifestant-es contre la
mondialisation, le capitalisme ultra-libéral, contre
la charte européenne, et plus généralement contre une
europe qui se construit sans qu'on ne puisse dire un
mot, dans notre dos, sans qu'on s'en rende compte, sur
des valeurs financières et non pas pour nos intérêts,
n'ont évidemment pas été entendues. La seule réponse
des divers Etats européens et notamment de la France a
été de réprimer par la force le mouvement de
contestation en manipulant (notamment grâce à l'aide
des médias) pour faire croire que leurs opposants
étaient de simples casseurs. Pourtant d'une part leurs
revendications étaient pour la plupart extrêmement
réfléchies et fondées, d'autre part, quel que soit le
débat sur les modes d'actions les plus efficaces, le
fait de s'attaquer à des enseignes symboliques du
capitalisme, comme certain-es l'ont fait, est une
action concrète et ciblée visant à porter atteinte
financièrement aux multinationales et institutions.
Une action dont la soit disant violence est totalement
incomparable avec la violence et les destructions
exercées dans le monde chaque jour sur des millions
d'êtres humains et sur l'environnement par les grandes
multinationales dont les vitrines ont volé hier en
éclat. Massacres, aliénation, famine, asservissement,
discriminations, pollution : c'est toute cette
violence institutionnalisée et bien réelle que nos
dirigeants réunis à Nice organisaient discrètement à
ce sommet et en dehors et dont les journaux ne disent
rien. Pendant que les manifestant-e-s se faisaient
tabasser, gazer, arrêter arbitrairement, condamner
pour l'exemple, le sommet a continué tranquillement,
des décisions primordiales qui influeront bientôt sur
nos vies ont été prises, et les médias ont continué à
désinformer la population, en montrant d'un côté des
casseurs, voyous qui se défoulaient, de l'autre des
politicard-e-s qui discutaillaient, prenaient des
dîners, mais sans bien sûr parler des conséquences
catastrophiques de ce sommet pour les populations, et
en omettant de préciser qu'aucune ONG, aucun syndicat
et aucun journaliste n'avait accès aux discussions,
que seuls des médiateurs disaient aux journalistes ce
qui était en train de se discuter.

La matraque et l'opacité auront été encore une fois
les caractéristiques principales de ce sommet alors
que s'échafaude entre politiques et lobbies financiers
l'avenir de millions d'européens.

Mais nous savons que notre refus radical du
capitalisme est légitime et qu'il est urgent de
trouver des solutions et alternatives à ce système. En
dépit de la brutalité des "Etats-chiens de garde du
capital " le large mouvement de résistance actuel
continuera donc à croître, à résister et à construire
chaque jour localement un autre monde.

En attendant nous nous mobilisons aujourd'hui devant
la préfecture, et continueront tant que ce sera
nécessaire, pour protester contre les violences
policières et la désinformation des médias complices
des états, pour soutenir les personnes arrêtées et
condamnées à nice pour le simple fait d'avoir voulu
s'exprimer, pour demander la libération et l'arrêt des
poursuites judiciaires à l'encontre de toutes et tous
les manifestant-e-s interpellé-e-s à nice, pour
réclamer le droit à exprimer nos protestations sans
risquer les coups et les arrestations systématiques! 

NOUS VOULONS LA LIBERATION ET L'ARRET DES POURSUITES
POUR TOUS ET TOUTES LES MANIFESTANT-E-S DE NICE!

 " Quand le gouvernement viole les droits d'un peuple,
l'insurrection est pour le peuple et pour chaque
partie du peuple, le plus sacré et le plus
indispensable des devoirs. "
Art. 35 Déclaration Universelle des droits de l'Homme,
1948.

Collectif de soutien aux manifestant-e-s
interpellé-e-s à nice
**************************


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